Le Frelon Asiatique

Signaler une activité de frelons asiatiques sur les ruchers de l’Hérault

Frelon

A la suite des fortes attaques déplorées par les apiculteurs en fin de saison 2016, Le GDSA lance une initiative pour la mise en place d’un réseau de référents Frelon sur le territoire du département de l’Hérault.

Ce projet a été présenté à l’occasion de l’assemblée générale du GDSA le 15 janvier 2017,
 
Le référent sera le maillon local pour le repérage des frelons et des nids de VESPA VELUTINA.
Le référent est un apiculteur volontaire qui a pour mission de repérer et géolocaliser les nids le plus tôt possible dans leur zone et diffuser l’information auprès des habitants ou les associations de promeneurs ou naturalistes, afin de coordonner des actions de destruction de ces nids.


Pour outiller cette démarche, un site Web a été mis en place à cet effet :
http://frelons.reah-chateaudecastries.org .
Il permet aux apiculteurs volontaires référents de s’inscrire (accès à la page d’inscription avec le mot de passe : gdsa34** ) et il géopositionnera les nids repérés.

Ces référents seront réunis en début d’été 2017.

La page d’inscription : http://frelons.reah-chateaudecastries.org/inscription-des-referents-frelon-asiatique-herault/

 #infoGDSA publié le 21 janvier 2017

Des informations sur le Frelon

Le frelon à pattes jaunes (Vespa velutina), également appelé frelon asiatique, est, comme tous les frelons, un hyménoptère de la famille des Vespidae, et du genre Vespa.

Vespa velutina a été observée pour la première fois en France en 2004 en Lot-et-Garonne3, provenant probablement de conteneurs de poteries chinoises importées en Lot-et-Garonne via le port du Havre.Cette année-là, l'Aquitaine est vraisemblablement colonisée.

Le Muséum National d’Histoire Naturelle vient de créer un site dédié au frelon asiatique :[ http://frelonasiatique.mnhn.fr/ ]. Dans le détail, la fiche d'aide à l'identification du frelon asiatique du Museum National d'Histoire Naturelle [Fiches identification vespa velutina mnhnFiches identification vespa velutina mnhn (1.72 Mo) ]

La biologie du frelon est décrit sur cette page. [http://frelonasiatique.mnhn.fr/biologie/].

Vous trouverez une fiche sur le cycle annuel du Frelon [Cycle du frelonCycle du frelon (81.79 Ko)]

Les scientifiques du Muséum national d'histoire naturelle ont proposé à des naturalistes volontaires de signaler l'évolution et les déplacements de cette population sur leur site web via une fiche de signalement. [http://frelonasiatique.mnhn.fr/signaler-informations/]

Il existe de nombreuses ressources documentaires sur le fralon asiatique. On peut citer les liens suivants :

Conduite à tenir en en présence d’un nid. Destruction des nids: à qui s'adresser?

En prévention, il convient d’être prudent et de ne pas s’approcher à moins de 5m du nid. Ne prenez pas le risque de détruire le nid vous-même, faites appel à des professionnels.

Rappel : Le GDSA a passé une convention avec la société « Nuisibles & Co » pour la destruction des nids. Cette convention prévoit un tarif forfaitaire de 50€ pour les apiculteurs adhérents au GDSA et Abeille Héraultaise . La société intervient sur tout le département. contact 06 66 66 54 07 ou 09 83 54 20 87. ( Voir aussi la Page FaceBook)                                            

a) Sur le domaine privé, c’est une entreprise privée relevant de l’activité « services de désinfection, dératisation et désinsectisation » qui intervient.

b) Sur le domaine public, ce sont les sapeurs-pompiers qui interviennent dès lors qu’il y a un risque particulier pour des tiers. Cependant, il est constaté que les services des pompiers ne se déplacent que très rarement pour détruire des nids.

Il n’y a pas d’urgence à enlever un nid de frelons découvert à l’automne, ce nid est présent depuis plusieurs mois, il faut prendre le temps de faire analyser sa dangerosité.

La destruction des nids en hiver (à partir de novembre) n’est d’aucune utilité car les jeunes fondatrices fécondées ont déjà quitté le nid. La population restante va péricliter avec les gelées hivernales. Les quelques fondatrices pouvant rester dans le nid durant l’hiver ne seront très certainement pas aptes à recommencer un cycle.

Le nid de frelons non détruit ne sera pas réinvesti l’année suivante. Il y a peu de probabilité qu’un nid se reconstruise à proximité immédiate de l’ancien nid l’année d’après. Le nid se dégradera naturellement avec la pluie et les oiseaux.

Plus d'information sur la destruction d'un nid sur le site.

 

Précision du GDSA sur les méthodes de destruction des nids

Il est déjà important de rappeler que le GDSA n'a pas pour vocation à réaliser la destruction des nids de frelon. Le GDSA recommande de faire appel à un professionnel habilité et agrémenté pourra détruire en tout sécurité et efficacement un nid de guêpes ou de frelons.

 

 

INFO complémentaire : Les entreprises de Désinsectisation-Désinfection-Dératisation (3D) utilisent des produits de lutte contre les nuisibles (directive 98/8/CE) et ( ceux définis à l'article 13 du 16 juillet 2013) doivent à partir du 01 JUILLET 2015 être certifiées "CERTIBIOCIDE " pour pouvoir utilisées les produits chez vous et acheter ces dits produits.

Certification délivrée par le Ministère de l' Écologie du Développement Durable et de l' Énergie.

 

 

Concernant les méthodes de destruction des nids de frelons asiatiques par les professionnels. Il ressort actuellement, deux solutions principales :
-1- La perméthrine (insecticides), produit de prédilection des désinsectiseurs (comme il convient légalement de le faire), est identifiée comme le seul utilisable dans la note de service de la DGAL du 10 juillet 2013. Ce produit est dangereux car il peut contaminer l'environnement d'autant qu'il nécessite de laisser le produit agir 72h (cf la note DGAL) avant décrochage du nid. Dangereux par le relargage immédiat et temporisé au sol de la majeure partie de la substance active (appliquée trop souvent en surdosage) et qui laisse à disposition des prédateurs insectivores un menu bien peu digeste....

 

Le risque d'empoisonner d'autres espèces est donc très important dans la mesure ou dans la plupart des cas, le décrochage n'est pas fait et que le produit étant fortement rémanent la pollution induite et le risque pour la faune existe à long terme.
Pour limiter le niveau de pollution, cette solution nécessite donc de faire tomber les nids, pour que les oiseaux ne s'intoxiquent pas avec les produits insecticides utilisés, et de détruire les nids. Les déchets restant de cette destruction devront être idéalement déposés en déchetterie pour traitement comme produits toxiques.

 

-2- Le dioxyde de soufre SO2 (biocide), plus dangereux à l'utilisation pour l’opérateur (il faut le rappeler ) mais nettement moins nocif pour l'environnement (on impact était limité sur les milieux). Il nécessite pour le professionnel de maîtriser les techniques de gazage ciblées (Les ministères concernés demandent donc que cette utilisation soit réservée à des opérateurs formés spécifiquement à la manipulation du SO2).

Paradoxalement, il faut rappeler qu’officiellement cette méthode est non autorisée par la réglementation européenne CE.

 

Une intervention ciblant du SO2 injecté à l’intérieur du nid par le biais d'une canne. Il n'est nécessaire d'utiliser qu'une quantité nécessaire à saturer l’intérieur du nid en SO2. Donc très peu de produit utilisé.
Le SO2 est également volatile (c'est un gaz...) il est donc rapidement "dilué et dispersé" dans l'atmosphère et les oiseaux peuvent se régaler des frelons qui n'aurait pas été ramassés sans pour autant tomber raide.
 

Le dioxyde de soufre ne faisant pas partie des substances actives biocides et insecticides autorisées, un avis fut demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire. Laquelle déclara que si le dioxyde de soufre présentait des dangers pour les opérateurs, son impact était limité sur les milieux naturels.
 

 

Avis du GDSA : La lutte contre le Frelon est une nécessité pour les apiculteurs. Concernant le point spécifique de la destruction des nids. Le GDSA 34 recommande de respecter au maximum les méthodes impactant le moins possible l'environnement en évitant les pollutions.

 

Complément d'information sur la destruction d'un nid de frelon asiatique sur le site de Institut de Recherche sur la Biologie de l'Insecte (IRBI).

 

 

La lutte - Positions du Museum National d'Histoire Naturel

Une lutte irraisonnée contre une espèce envahissante peut conduire à favoriser son installation. Cela a été trop souvent le cas par le passé. Les espèces envahissantes ont en général une très forte capacité d’adaptation et de dispersion. C’est le cas du Frelon asiatique à pattes jaunes. Les méthodes de lutte qui ont un impact sur le reste de l’environnement (comme l’utilisation d’appâts empoisonnés) risquent donc de desservir nos espèces locales en faveur de ce dernier. Dans l’attente de nouvelles découvertes et de méthodes de lutte spécifiques, il vaut mieux suivre les recommandations suivantes :

Éviter le piégeage des femelles fondatrices de Frelon asiatique. C’est en effet la période de l’année où la lutte contre Vespa velutina est la plus vaine. Cette espèce produit de très nombreuses femelles fondatrices (plus de 500 pour un gros nid), et le printemps est la période où la mortalité des fondatrices de frelons comme de guêpes est la plus élevée, en grande partie du fait de la compétition intervenant entre individus d’une même espèce. Détruire certaines fondatrices à cette période ne fait que laisser la place à d’autres. De plus, il n’y a actuellement aucun piège réellement sélectif vis-à-vis du Frelon asiatique. Même un piège dit « sélectif » a un impact sur les insectes non cibles, car si une sélection physique partielle a lieu pour certains insectes (trop gros pour pénétrer dans le piège ou assez petits pour s’échapper par les petits trous latéraux), le séjour, même court, dans un piège peut avoir un impact (excès de chaleur, humidité, etc.) sur la survie ou la fécondité des insectes capturés. Pour qu’un piège soit réellement efficace, il faut que son appât soit attractif pour le Frelon asiatique, répulsif pour les autres insectes et durable dans le temps. Des recherches dans ce sens sont en cours à l’INRA de Bordeaux, au CNRS de Gif-sur-Yvette et à l’IRBI de Tours.

En cas d’attaque de Frelon asiatique sur un rucher et uniquement dans ce cas. Il faut poser des pièges à sélection physique (pour diminuer l’impact sur les autres espèces), de préférence avec comme appât du jus de vieille cire fermentée (appât qui a donné de bons résultats dans ces conditions), mais il faut poser les pièges uniquement au niveau du rucher. Ceci permet de diminuer la pression de prédation et d’affaiblir les colonies du frelon. Ces pièges doivent être en général posés à partir du mois de juin et jusqu’à la fin de la saison de prédation (octobre à mi-novembre).

La destruction des colonies reste la méthode la plus efficace pour diminuer les populations de Frelon asiatique. Celle-ci doit se faire le plus tôt possible et jusque mi-novembre. Le Frelon asiatique étant diurne, les nids devront être détruits à la tombée de la nuit ou au lever du jour. Ainsi la quasi-totalité de la colonie pourra être éliminée. La destruction des nids au cours de la journée (notamment à l’aide d’une lance à eau ou d’un fusil) fait augmenter considérablement les risques d’accident. Tous les individus volant hors du nid ne seront pas tués et pourront rapidement reconstruire un nid à proximité ; ils resteront en outre très énervés plusieurs jours durant, ce qui augmente les risques de piqure pour le voisinage. Si la reine est encore vivante, la colonie pourra encore produire des mâles et des femelles sexués, mais si la reine est morte, la colonie ne produira plus que des sexués mâles ; dans les deux cas, l’activité de prédation sera poursuivie. À ce jour, les meilleures techniques de destruction utilisent une perche télescopique pour injection d’insecticide. Il faudra ensuite descendre le nid et le brûler pour que les insectes morts et l’insecticide ne soient pas consommés par les oiseaux. Le dioxyde de soufre (SO2) n’est toxique qu’à l’utilisation mais n’est pas autorisé pour cet usage. Si le nid est accessible, il est possible de le détruire sans insecticide à la tombée de la nuit, en bouchant le trou d’entrée avec du coton, puis en enfermant le nid dans un sac avant de le détacher et de tuer la colonie par congélation. Il faut toujours être équipé d’une combinaison de protection spéciale contre les frelons.

Il est préférable de se limiter à ces méthodes de lutte tant que de nouvelles techniques plus efficaces n’auront pas été mises au point. Cela ne veut pas dire « rester inactif », mais « faire au mieux dans l’état actuel des connaissances ».

 

<Source page sur la lutte contre de frelon asiatique de l'INPN.>

Historique des articles Frelon Asiatique

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Date de dernière mise à jour : 17/10/2017

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